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Démarche artistique

- Elisabeth Perrault ​​

Basée à Tiohtià:ke (Montréal), Elisabeth Perrault s’exprime à travers des installations sculpturales en textile et en céramique dans lesquelles se mêlent formes humaines, objets du quotidien (vêtements, accessoires, meubles, etc.) et matières organiques, créant ainsi des allégories surréalistes. Ce qu’on qualifie communément d’artisanat, notamment les techniques de transformation manuelle, constitue le fondement de son processus créatif. Le fait main découle chez elle d’un besoin d’expression et d’existence ; il lui permet d’occuper l’espace sans retenue et d’explorer une forme de folie assumée. C’est dans ce geste précis et concentré qu’elle trouve son espace de liberté. ​

Dans une culture où le textile est traditionnellement associé aux femmes et aux espaces domestiques, Elisabeth a appris à coudre dans son enfance en observant sa mère, sa grand-mère et sa tante. Aujourd’hui, en reprenant ces techniques diversifiées de couture, elle célèbre la femme au sein de son univers artistique. Comparable à une seconde peau, le tissu évoque une certaine intimité, vulnérabilité, confort et sensibilité. Utilisant son propre corps comme moule, Elisabeth coud des tissus directement sur ses membres afin d’en emprunter la forme. Par ailleurs, le tissu permet d’articuler et de relier des pièces de céramique, tandis que la céramique agit comme une structure, un squelette qui soutient et solidifie les formes textiles. Cette relation crée une tension entre rigidité et souplesse, précision et accident. Elisabeth travaille la céramique de manière intuitive, parfois violente, laissant volontairement place aux imperfections, qu’elle vient ensuite rééquilibrer par un travail minutieux de broderie et d’assemblage textile. Elle s’intéresse aux qualités haptiques de la matière et à l’évocation visuelle de sensations texturées, engageant physiquement le spectateur dans ses œuvres. ​

Son travail cherche à provoquer un état d’inconfort attractif afin de saisir la complexité sensible de l’être humain, qu’elle décrit comme un être de contrastes, en perpétuelle transformation. Elle s’intéresse aux manières dont l’histoire a représenté le corps des femmes et en propose une relecture sensible et critique. L’idée du corps demeure le véhicule central de ses réflexions : un espace infini de mémoire, de métamorphose, de temps et d’émotions.

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Based in Tiohtià:ke (Montreal), Elisabeth Perrault works through sculptural installations in textile and ceramic in which human forms, everyday objects (clothing, accessories, furniture, etc.), and organic materials intertwine, creating surreal allegories. What is commonly referred to as craft—particularly techniques of manual transformation—forms the foundation of her creative process. For her, handwork stems from a need for expression and existence; it allows her to occupy space without restraint and to explore a form of embraced madness. It is within this precise and concentrated gesture that she finds her space of freedom.

Within a culture where textiles are traditionally associated with women and domestic spaces, Elisabeth learned to sew in childhood by observing her mother, grandmother, and aunt. Today, by revisiting these diverse sewing techniques, she celebrates womanhood within her artistic universe. Comparable to a second skin, fabric evokes intimacy, vulnerability, comfort, and sensitivity. Using her own body as a mold, Elisabeth sews fabrics directly onto her limbs in order to borrow their form. Fabric also serves to articulate and connect ceramic elements, while ceramic functions as a structure—a skeleton that supports and solidifies the textile forms. This relationship creates a tension between rigidity and flexibility, precision and accident. Elisabeth works with clay intuitively, sometimes violently, deliberately allowing imperfections to emerge, which she then rebalances through meticulous embroidery and textile assembly. She is interested in the haptic qualities of materials and the visual evocation of textured sensations, physically engaging the viewer with her works.

Her practice seeks to provoke a state of attractive discomfort in order to grasp the sensitive complexity of the human being, whom she describes as a creature of contrasts in perpetual transformation. She is interested in the ways history has represented women’s bodies and proposes a sensitive and critical rereading of these narratives. The idea of the body remains the central vehicle of her reflections: an infinite space of memory, metamorphosis, time, and emotion.

     

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